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SUKYO

Je voudrais retrouver le goût d'écrire, partager des humeurs, faire des découvertes.
Quoi de mieux qu'un blog pour répondre à ces attentes.
Alors, c'est parti pour la grande aventure. Plongeons dans l'inconnu pour ne produire que du bon du bien et le meilleur de soi.
Sa crête recourbée, on l’entendait dans le jardin,
Lancer des cris stridents, comme témoignage de sa douleur.
Elle ne s’alimentait plus, ne sortant que très rarement du poulailler.
Comme ultime adieu, après cinq années à nos côtés,
elle s’en est allée, finir sa course aujourd’hui sur le perron de la maison.
Les enfants sont tristes. Il faut trouver les mots, sans les heurter
Pour leur expliquer que la vie a une fin, que les êtres que nous aimons
Vont nous quitter retrouver un ailleurs, pendant que ceux qui restent,
Cherchent à combler l’absence sans jamais pouvoir les oublier .
Vous, Messieurs, Mesdames les gouvernants
Qui savaient lever une armée pour aller tonitruants
chercher un terroriste dans les monts afghans
ou le dictateur d’un désert gorgé de carburant.
Pourquoi cinq années sans réagir, à la captivité
D’Ingrid, vous qui pourtant avez juré de servir la liberté
Dont vos ascendants sont partis défendre les opprimés
Il n’y a pas si longtemps au prix de leur sang coulé.
Et vous le Dieu, que l’on dit si puissant, pourquoi ce silence ?
Soufflez un peu d’humanité à ses ravisseurs pour sa délivrance
Inspirez leurs âmes qu’ils s’honorent d’un courage immense
Si demain, ils la libèrent sans condition de l’injuste sentence.
Nous attendons ce jour où nous la retrouverons sur le sentier
Qu’elle a quitté un 23 février sous la menace d’une main armée
Partie vers une ville assiégée, défendre les familles de ses geôliers
Victorieuse d’avoir enduré la privation de sa LIBERTE.
Hier, j'ai retrouvé quelques photographies, prises il y a plus de douze ans, lesquelles m'ont inspiré ce petit texte...
Il y a bien longtemps, un dimanche de mai,
nous sommes partis quatre amis sur des vélos usés
découvrir les chemins de halage d’une contrée
que les anciens appellent les folies siffait.
L’endroit cache des ruines, où des jardins suspendus,
Culminent
Soumis aux caprices du fleuve et des hivers en cru,
Source de fables et de légendes que tous ici ont lues.
Nous avons roulés la journée sur des chemins de traverse,
Parsemés d’ornières creusées par les dernières averses,
Que nous évitions gaiement pour ne pas tomber à la renverse
Et rendre ce périple, telle Salamine une terrible défaite perse.
A la pénombre, notre chemin s’est arrêté dans un lieu,
Pour goûter l’instant magique quand dans les cieux,
L’astre disparaît et illumine au loin les cimes en feux,
Embrase nos cœurs des jours heureux.