Vendredi 7 juillet 2006
Où que vous soyez dans le monde ; aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie ou au Mexique, les leaders politiques contestent le résultat des urnes, sont tentés parfois de se maintenir au pouvoir au dépit des suffrages, radicalisent leurs discours. Le peuple qui les écoute n’est pourtant pas dupe. De sorte que le pouvoir en place aujourd’hui, agit avec une autorité diminuée et une légitimité limitée.Derrière ces hommes et ces femmes à la recherche d’une place au pouvoir, convaincus pour la plupart, il y a forcément la soif du pouvoir. Pour faire preuve de tant d’abnégation et endurer tant de contraintes, dans un monde qui ne qui ne connaît qu’une seule valeur : la valeur du marché, quelle autre cause pourrait motiver nos candidats à l’élection.
Derrière eux, des groupes d’intérêts à l’affût, toujours là pour les convaincre qu’ils sont les meilleurs pour gagner l’élection, se gardant bien d’avouer leurs arrières pensées. Car la règle sur l’échiquier du pouvoir ne connaît que deux issues : perdre ou gagner. Il n’existe pas de pat. Alors, pour gagner la partie, il faut être rusé, tenace, et soutenu.
Chacun commence à maîtriser les règles, il n’y a plus de victoire franche. Nul n’étant prêt à s’entendre pour partager le pouvoir dans une union nationale, ou à admettre sa défaite, on s’amuse à compter, à recompter, et à analyser les bulletins de vote. Triste spectacle donné aux fanatiques de la révolution voilée de religion et aux extrémistes de tout bord, qui sont aux premières loges, prêts à bondir sur la scène.
La règle est usée, il faut changer la règle sinon la fin de partie risque de mal finir. Il est tant d’agir sur le système de la représentation en politique comme ailleurs, pour faire sortir des urnes des majorités fortes, encadrées de contre-pouvoirs impartiaux.

