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Texte libre

Je voudrais retrouver le goût d'écrire, partager des humeurs, faire des découvertes.

Quoi de mieux qu'un blog pour répondre à ces attentes.

 Alors, c'est parti pour la grande aventure. Plongeons dans l'inconnu pour ne produire que du bon du bien et le meilleur de soi.

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Carnet de bord

Samedi 15 juillet 2006
Les thèmes ne manquent pas. Je pourrais écrire sur les femmes, sur les bienfaits d’une eau fraîche quand la chaleur vous accable, des personnes en maillot qui viennent se coller à vous alors que la plage est libre de places.
 
Mais, l’inspiration ne vient pas en cette journée de fête nationale. Pour une fois, j’ai laissé mon travail et mes projets de côté. Je végète, vidé, sans idée à construire des phrases, attendant le feu d’artifices, projeté ce soir au château.
 
Voilà bien longtemps que je n’ai pas goûté au farniente. Comme une envie que cela se prolonge, je m’interroge : « mes dernières vacances remontent à … ? Cela fait si longtemps, que le souvenir s’est effacé de ma mémoire !
 
Des vraies vacances, celles où l’on reste allongé, avec un livre que l’on s’efforce d’achever de lire avant la fin du séjour, où les heures ne comptent pas : le petit déjeuner à l’apéritif et le dîner à l’heure habituelle de se coucher. C’est le temps où l’on ne soucie pas de ce que l’on a dans le porte-monnaie, des envies sous la couette, et des visages débordants de sourire.
 
C’est promis, l’année prochaine, je fais tout ce qu’il faut pour partir en vacances.
Par sukyo
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Mardi 18 juillet 2006

Après ma journée de travail, nous sommes partis avec les enfants nous baigner au bord de l’océan. Alors qu’elles s’amusaient sur la plage, je les ai laissées pour me rafraîchir et nager un peu. Par défi, je me suis fixé l’objectif d’atteindre une bouée distante d’une centaine de mètres. Au moment de la toucher, je me suis demandé comment j’allais revenir, épuisé par la nage que je venais de réaliser. Pourtant en bonne condition physique, le cocktail fatigue et chaleur a failli me coûter la vie.

Ce n’est pas qu’elle vaut bien chère, mais pour résister à la force qui m’entraînait vers le fond, je me suis d'abord rattaché aux deux petites filles qui m’attendaient sur la grève, puis sur le travail inachevé que je laisserais si je partais maintenant. Alors, j’ai nagé droit vers le rivage, pour aller le plus loin possible, avec l’espoir d’y arriver peut-être.

A mi-parcours, j’ai aperçu hors de l’eau, la tête d’un homme. L’envie m’a pris de l’appeler à mon aide. Mais, suffocant, les mots ne parvenaient pas à sortir de ma bouche. J’ai continué à avancer, pour finir par toucher pied. Je n’avais pas fini de reprendre ma respiration que mes deux petites têtes blondes venaient souriantes et bras ouverts me rejoindre dans l’eau.

Pas de morale, ni de fin à cette histoire ; seulement un autre chapitre qui commence pour moi.

 

 

 

Par sukyo
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Jeudi 20 juillet 2006
Ce matin, j’ai reçu une injonction de payer du Tribunal de Commerce. Cela couvait depuis plusieurs mois, et me revoilà embarqué dans un nouveau procès. Pas moins de dix affaires en deux ans, dont le tiers s’est terminé devant la Cour d’appel : c’est usant.
 
A la sortie de la fac de droit, j’avais pourtant fait le choix d’éviter les tribunaux, en refusant d’entrer à l’école de la magistrature ou au Centre de formation des avocats. Endosser la robe d’un magistrat ne me réjouissait pas vraiment, vu les faibles moyens mis à disposition de cette administration par l’état. Quant à la profession d’avocat, je ne me voyais pas défendre des corrompus ou des auteurs de crime. Aujourd’hui, je baigne dedans. Pas un jour sans se demander si je n’ai pas commis une faute, les risques encourus pour telle action, ou comment se prémunir contre l’éventualité d’un procès.
 
Cette fois, mon adversaire est une société qui édite des progiciels et avec laquelle j’ai passé en 1999 un contrat de maintenance évolutive et d’assistance. Suite à l’installation d’une mise à jour en novembre 2005, le programme a connu plusieurs défaillances, qui m’ont contraints à passer par le service d’assistance téléphonique, lequel n’a pas voulu traiter ma demande au motif que j’avais dépassé le forfait d’heures.
 
Pour répondre à la demande de mes clients, j’ai besoin d’outils informatiques sûrs, et des services d’assistance capables de résoudre les problèmes techniques dans les délais les plus brefs. Face aux chantages du prestataire et compte tenu des dernières défaillances, j’ai pris la décision, lourde de conséquences, en début d’année d’utiliser le programme informatique d’un concurrent. Un des responsables de la société informatique m’apprend alors que faute d’avoir dénoncé dans les délais mon contrat de maintenance, je devais acquitter la facture pour l’année 2006. Puis, un autre interlocuteur me déclare que plus personne ne respecte rien, et que les contrats doivent être honorés. Bon d’accord, encore un qui me parle de principes, alors qu’ils nous ont laissé dans la panade pendant deux mois.
 
Comme dans les autres affaires, je vais me passer d’avocat et me défendre seul en première instance. J’ai déjà commencé à réfléchir sur l’argumentation à développer devant le tribunal. C’est pas gagné ! L’enjeu financier n’est pas énorme, mais je n’ai pas envie de plier au chantage. Contrairement à d’autres, j’ai la chance de pouvoir me défendre, alors on va se battre et le gagner ce procès.
Par sukyo
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Samedi 12 août 2006

Depuis la découverte du site DAILYMOTION, j'avoue que j'ai abandonné l'écriture pour m'adonner à la réalisation de petits clips, grâce auxquels on peut faire passer un tas de choses.

Si on évite les commentaires graveleux et les félicitations pour ne rien dire, on peut s'amuser, découvrir et s'émouvoir devant des vidéos du monde entier.

Si vous avez un instant, allez visiter ce site.

Par sukyo
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Vendredi 1 juin 2007
Roussette nous a quittés,
Laissant orpheline, Noiraude, sa congénère.
Depuis quelques semaines déjà, elle n’allait pas très fort.

Sa crête recourbée, on l’entendait dans le jardin,

Lancer  des cris stridents, comme témoignage de sa douleur.

Elle ne s’alimentait plus, ne sortant que très rarement du poulailler.

Comme ultime adieu, après cinq années à nos côtés,

elle s’en est allée, finir sa course aujourd’hui sur le perron de la maison.

Les enfants sont tristes. Il faut trouver les mots, sans les heurter

Pour  leur expliquer que la vie a une fin, que les êtres que nous aimons

Vont nous quitter retrouver un ailleurs, pendant que ceux qui restent,

Cherchent à combler l’absence sans jamais pouvoir les oublier .

 

 

 

Par sukyo
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