
SUKYO

Je voudrais retrouver le goût d'écrire, partager des humeurs, faire des découvertes.
Quoi de mieux qu'un blog pour répondre à ces attentes.
Alors, c'est parti pour la grande aventure. Plongeons dans l'inconnu pour ne produire que du bon du bien et le meilleur de soi.
CACHE-COEUR
Vêtement féminin porté la nuit ou la journée
Qu’importe la couleur, sans manche ou volanté
Quand il couvre les deux monts des merveilles
Il me fait fondre sans pareil.
Croisé, il vous dessine la gorge dévoilée
la forme d’un cœur qu’on aime à embrasser
avant d’atteindre la source de vos lèvres
les seules à savoir battre ma fièvre.
L’air rafraîchie, on aime vous voir frémir
Et porter sur votre cou boléro ou cachemire
Pas de regret à couvrir le tableau de mes rêves
Si à la chaleur de ce voile, le sourire se révèle.
Il me faudra résister à la tentation de défaire le lien,
Quand mon cœur se met à battre soudain.
Pour laisser encore un peu goûter l’objet si sensuel
Qui sait rendre les femmes si belles.
Un petit bout de femme, partie secourir
comme d’autres, un pays ravagé
sans savoir vraiment où elle allait partir
parce que son cœur lui disait d’aller
là où la souffrance se lit sur le visage
des peuples opprimés et parfois décimés,
qui n’ont que la force d’être sages.
Elle, sa force, elle la tient de sa conscience
De sa foi, les deux peut-être en connivence.
Pour aider au prix des années de sa jeunesse
Des proches et de son pays qu’elle quitte
Surmonter les instants de faiblesse
Le doute et la douleur qui l’assaillent si vite
Quand après tant d’efforts, il ne lui reste que le linceul
A couvrir sur le corps d’un enfant sans vie
Et entendre les pleurs d’une mère restée seule
Elle sait que cette expérience la laissera meurtrie.
Ne lui parler pas de pitié, elle vous dira que ces gens-là
Dans leur malheur et leur misère, n’en ont pas besoin
Une moisson épargnée, de l’eau, il suffira
Et vivre en paix comme seul appoint.
Elle est venue avec ses certitudes et des espérances
Elle repartira retrouver les siens, grandie mais déçue
Que son courage à lui seul n’ait pas vaincu la souffrance
Lina, tu oublies, que ces gens-là ne te diront jamais assez merci d’être venue.
Hier, j'ai retrouvé quelques photographies, prises il y a plus de douze ans, lesquelles m'ont inspiré ce petit texte...
Il y a bien longtemps, un dimanche de mai,
nous sommes partis quatre amis sur des vélos usés
découvrir les chemins de halage d’une contrée
que les anciens appellent les folies siffait.
L’endroit cache des ruines, où des jardins suspendus,
Culminent
Soumis aux caprices du fleuve et des hivers en cru,
Source de fables et de légendes que tous ici ont lues.
Nous avons roulés la journée sur des chemins de traverse,
Parsemés d’ornières creusées par les dernières averses,
Que nous évitions gaiement pour ne pas tomber à la renverse
Et rendre ce périple, telle Salamine une terrible défaite perse.
A la pénombre, notre chemin s’est arrêté dans un lieu,
Pour goûter l’instant magique quand dans les cieux,
L’astre disparaît et illumine au loin les cimes en feux,
Embrase nos cœurs des jours heureux.